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NUS développe un collyre révolutionnaire contre la sécheresse oculaire grâce à la photosynthèse

PHOTO: The Straits Times



Date: 1Juillet 2026
Région: ASEAN-O 
Pays: Singapour 
Secteur: Arts-de-Vivre et Santé
Sous-secteur: Ophtalmologie et Médecine régénérative
Rubrique: Tendances du marché
Thématique: Recherche & développement biomédicale

Des chercheurs de la National University of Singapore(NUS) ont mis au point une approche thérapeutique inédite contre la sécheresse oculaire, l'une des pathologies oculaires les plus répandues dans le monde, touchant plus de 1,5 milliard de personnes. Leur innovation, publiée dans la revue scientifique Cell le 15 mai 2026, s'inspire directement du mécanisme de la photosynthèse végétale, un exemple remarquable de biomimétisme appliqué à la médecine. 

L'équipe du Professeur associé David Leong a conçu LEAF (Light-reaction Enriched thylAkoid NADPH-Foundry), une version nanoscopique des membranes thylacoïdes de l'épinard, le cœur moléculaire de la photosynthèse. Ces particules d'environ 400 nanomètres, extraites à partir de feuilles d'épinard ordinaires grâce à un procédé breveté doux développé par l'équipe NUS, sont suffisamment petites pour être absorbées directement par les cellules. Introduites dans l'œil via de simples gouttes, elles produisent sous l'effet de la lumière ambiante des molécules protectrices de NADPH qui maintiennent l'œil hydraté en continu, sans recours à des interventions invasives. Dans les études précliniques, ce collyre novateur a surpassé le Restasis®, traitement de référence actuel de la sécheresse oculaire. 

L'idée est née d'une observation du monde animal : la limace de mer sacoglosse est le seul animal connu capable de photosynthétiser, en stockant les chloroplastes d'algues dans ses cellules intestinales. Ce phénomène unique a conduit l'équipe à se demander si les mammifères pouvaient, eux aussi, acquérir une forme limitée de photosynthèse. L'œil, l'un des rares organes humains capables d'absorber la lumière visible, s'est imposé comme le terrain d'expérimentation idéal. 

Au-delà de l'ophtalmologie, l'équipe envisage d'étendre cette technologie à d'autres tissus accessibles à la lumière visible, comme la rétine, la peau et les muscles squelettiques, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques pour toutes les pathologies liées au stress oxydatif. Cette découverte illustre la capacité de Singapour à transformer une curiosité du vivant en innovation médicale de rupture, confirmant son statut d'acteur incontournable de la recherche biomédicale mondiale.

Source : « Zhaki Abdullah, 17/05/2026, The Straits Times »

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