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Singapour en 2026 : tout comprendre à l’Année de l’adaptation au changement climatique

Singapour a désigné 2026 comme l’« Année de l’adaptation au changement climatique », affirmant ainsi que l’adaptation devient une priorité nationale face à l’aggravation des risques climatiques. Cette orientation, annoncée lors du débat budgétaire du ministère du Développement durable et de l’Environnement (MSE), vise à préparer le pays, ses infrastructures, ses entreprises et sa population aux effets de plus en plus marqués du changement climatique, tels que la chaleur extrême, les précipitations irrégulières et l’élévation du niveau de la mer.  

L’adaptation climatique désigne l’ensemble des mesures destinées à réduire la vulnérabilité des communautés, par exemple à travers des défenses côtières contre la montée des eaux ou des dispositifs de protection pour les populations exposées à la chaleur. La ministre Grace Fu a souligné que, dans un contexte mondial de plus en plus instable, Singapour doit renforcer sa résilience à long terme. À ce titre, le pays prépare son premier plan national d’adaptation, un document stratégique qui détaillera les mesures de protection contre les menaces climatiques et qui devrait être publié en 2027, après consultation publique et une exposition ouverte au public.  

La lutte contre la chaleur extrême constitue un axe majeur. Les autorités estiment que Singapour, en tant que pays tropical, sera particulièrement affecté, avec des nuits chaudes et humides quasi quotidiennes d’ici 2050. Pour y répondre, un programme de recherche et développement sur la résilience à la chaleur sera lancé, soutenu par un fonds de 40 millions de dollars singapourien (soit 26,8 millions d’euros), afin d’étudier les effets de la chaleur sur différents groupes et de concevoir des solutions adaptées, notamment dans les domaines de la santé, du sommeil et de l’apprentissage.  

Par ailleurs, la montée du niveau de la mer représente une menace structurelle à long terme : d’ici 2100, une élévation pouvant atteindre cinq mètres pourrait affecter près d’un tiers du territoire. L’Année de l’adaptation vise donc à coordonner les politiques publiques, la recherche et l’engagement international pour renforcer durablement la résilience du pays. 

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